L'agence immobilière Guy Hoquet l'Immobilier de
Lagny sur Marne , région Ile de France
, vous présente sa large gamme de biens immobiliers à l'achat,
la vente et la location à Lagny sur Marne.
Donner congé
Le locataire ou le propriétaire
peuvent décider de donner congé, c’est-à
dire de mettre fin au contrat de location. Les dispositions diffèrent
selon le cas.
Le propriétaire veut donner congé
Le propriétaire qui veut mettre fin à
la location ne peut le faire qu’en fin de bail et pour 3 raisons
seulement : pour vendre le bien, pour l’occuper ou pour un
motif légitime et sérieux.
Si le propriétaire donne congé pour
vendre le bien, le congé vaut offre de vente, c’est-à
dire que le locataire est prioritaire pour l’acquisition des
locaux qu'il occupe. Cette offre est valable pendant les deux premiers
mois du préavis légal de six mois. Si le locataire
accepte l’offre de vente, il dispose de deux mois pour réaliser
la vente et de quatre s’il a recours à un crédit
immobilier. S’il refuse l’offre ou ne respecte pas ces
délais, il doit quitter le logement à la fin du préavis
de six mois ou, au plus tard, à l’expiration du bail.
Le propriétaire peut donner congé
pour occuper le bien à titre de résidence principale.
Mais s’il veut le faire occuper par un tiers, cette personne
doit obligatoirement être l’un de ses ascendants ou
descendants, ou ceux de son conjoint, de son concubin notoire depuis
au moins un an, ou ceux du partenaire auquel il est lié par
un PACS. Le propriétaire doit donner congé au locataire
en précisant le motif et en donnant les nom et adresse du
bénéficiaire de la reprise. (Par la suite, il ne pourra
pas changer de motif ou de bénéficiaire.) Dans ce
cas, le locataire n’a aucun recours.
Le propriétaire peut donner congé
pour un motif légitime et sérieux. Ce sont par exemple
des manquements aux obligations de la part du locataire (impayés
ou retards répétés de paiement du loyer, défaut
d’entretien locatif) ou des nuisances occasionnées
(troubles de voisinage…). Les cas de force majeure font aussi
partie des motifs légitimes et sérieux (démolition
de l'immeuble…).
Dans ces trois cas, le congé doit être
donné, six mois avant l'expiration du bail, par lettre recommandée
avec accusé de réception, ou signifié par huissier.
En cas de lettre recommandée, le délai
de six mois prend effet à partir du jour de la remise du
courrier au locataire ou de son retrait à la poste. Les
lettres non réclamées sont réputées
non remises.
En cas de signification par huissier, le délai
de six mois prend effet à partir du jour d’établissement
de l’acte. En cas d’absence, l’acte est déposé
en mairie.
Compte tenu de la complication et des contraintes
qu’impose le congé, il est recommandé d’avoir
recours à un huissier.
Attention ! Au-delà du délai de six mois sans
effet, le contrat de location est automatiquement reconduit.
Cas particulier :
si le locataire est âgé de plus de 70 ans et dispose
de ressources inférieures à une fois et demie le
montant annuel du SMIC, le propriétaire qui veut donner
congé doit lui proposer un relogement, sauf s’il
est lui-même âgé de plus de 60 ans et dispose
également de ressources inférieures à une
fois et demie le montant annuel du SMIC.
Le locataire veut donner congé
Il peut le faire à tout moment, même
si le bail est encore en cours. Il doit le notifier au propriétaire
par lettre recommandée avec accusé de réception
ou par acte d'huissier. Il prend effet à partir du jour où
le bailleur reçoit le courrier ou le retire à la poste.
Les lettres non réclamées sont réputées
non remises.
Le locataire doit cependant respecter un délai
de préavis de trois mois, sauf accord de gré
à gré avec le propriétaire. Le délai
peut être légalement réduit
à un mois dans les cas suivants :
la mutation
la perte d’un emploi ou l’obtention
d’un nouvel emploi suite à la perte d’un emploi
l’obtention d’un nouvel emploi
si le locataire est au RMI ou remplit les conditions
pour y avoir droit
si le locataire est âgé de plus de
60 ans et que son état de santé justifie un changement
de logement
Vous ne pouvez demander un délai de préavis
réduit dans les cas suivants :
changement d'activité
démission
fin de stage de formation professionnelle
fin de contrat à durée déterminée
(CDD), sauf si le CDD a pour vocation d’être renouvelé
et ne l’a pas été
locataire exerçant une profession libérale.
Renouveler le bail
Si le locataire souhaite prolonger le bail et que
le propriétaire est d’accord, le bail peut se poursuivre
de trois façons :
>>en
maintenant les mêmes conditions : Dans ce cas,
il n’est pas nécessaire d’établir un nouveau
bail. Le bail est reconduit automatiquement pour trois ans, si le
propriétaire est un particulier, et pour six ans, si le bailleur
est une personne morale. Si le bail initial contient une clause
d’indexation, le loyer peut être majoré en se
basant sur le nouvel indice de révision des loyers (IRL).
>>en
modifiant la durée du bail : le propriétaire
peut écourter la durée de renouvellement de trois
ans et la réduire à un an au minimum. Le propriétaire
doit signifier sa décision au locataire au moins six mois
avant la date d’expiration du bail. Il faut dans ce cas établir
un nouveau bail qui précise clairement les raisons de cette
réduction de durée. Deux mois avant l’expiration
du bail, le propriétaire doit à nouveau confirmer
sa volonté au locataire, par lettre recommandée AR
ou par acte d’huissier.
Si le propriétaire veut réévaluer
le loyer, cette augmentation ne peut s’appliquer aux charges
et doit être échelonnée. La décision
doit être notifiée au locataire au moins six mois avant
l’expiration du bail. Si le locataire accepte cette réévaluation,
il doit le notifier par écrit au propriétaire. Un
nouveau bail n’est pas nécessaire : un simple
avenant au bail suffit.
Si le locataire refuse cette augmentation, il peut le notifier par
écrit ou s’abstenir de répondre. Le propriétaire
ou le locataire peut dans ce cas saisir la commission départementale
de conciliation, par lettre recommandée AR ou par acte d’huissier.
Cette démarche n’engage pas de frais. La commission
convoque alors les deux parties à un entretien et donne son
avis dans un délai de deux mois. Si aucun accord n’est
trouvé avant la fin du bail, le propriétaire doit
saisir le juge d’instance. Si le juge n’est pas saisi
et qu’aucun accord n’a été trouvé
au moment où le bail arrive à expiration, il est renouvelé
automatiquement pour trois ans aux mêmes conditions de loyer,
sous réserve de l’application de la clause de révision.